Anvil: The Story of Anvil (2008)

Si on ne m'a pas menti, Anvil était là avant Metallica, Megadeth et les autres, sauf qu'ils n'ont pas réussi à maintenir leur succès et que le temps les a lentement effacés de l'histoire des métalleux. Qu'importe : vingt-cinq ans et dix albums plus tard, ils continuent de faire de la musique ensemble, d'enregistrer quand ils ont les sous (ou quand grande soeur les a (ou quand la maison peut être à nouveau hypothéqué…

Le voyeur (1960)

"British reviews tended towards the hyperbolic in negativity. Derek Hill, reviewer of the Tribune suggested that the film should be disposed of, thrown into a sewer. Yet, in his view, its stench would remain. Len Mosley writing for the Daily Express claimed that the film is more nauseating and depressing than the leper colonies of East Pakistan, the back streets of Bombay, and the gutters of Calcutta." Haha quand…

Sonatine, mélodie mortelle (1993)

Nettement plus charmé par Sonatine que par L'été de Kikujiro. Il s'agit pourtant un peu du même film de vacances où l'avatar de Kitano, au départ engoncé par son train-train urbain, va se redécouvrir. Le fait que ça ait marché cette fois tient beaucoup à la bande-son (Joe Hisaishi y est nettement plus remarquable) et surtout au personnage principal. Je ne surprendrai sans doute personne en disant que je me projette …

La passion de Jeanne d'Arc (1928)

Tourné comme un parlant mais finalement muet du fait des limitations techniques du studio retenu, j'ai découvert La Passion de Jeanne d'Arc avec le Lamentate d'Arvo Pärt, sur un montage de trineor. Un sacré boulot (oups, blasphème) qui rend les tableaux tragiques de Dreyer encore plus marquants. Renée Falconetti crève l'écran dans son rôle de martyr, dépouillée de sa dignité par une Église qui veut lui faire conf…

Nikita (1990)

Je me disais déjà que Léon c'était du travail de boucher, sauf qu'un boucher ça sait encore découper du jambon en jolies tranches. À côté de ça, Nikita c'est de l'équarrissage. C'est la tronçonneuse que Besson, la bave aux lèvres, agite comme un maniaque pour essayer de tétaniser le spectateur sur son siège, et pour cacher l'absence du moindre intérêt derrière tout ce capharnaüm. Je me suis arrêté au milieu du deuxi…

Salaam Bombay! (1988)

Donc c'est l'histoire d'un gamin abandonné par sa famille puis par un cirque itinérant, qui arrive dans Bombay et se lie d'amitié avec un junkie ainsi qu'une fille mutique vendue à un bordel pour sa virginité. Le proxénète est violent et vicieux, les gosses des rues sont pas aimables, là le gamin vient de se faire frapper par un policier pour ensuite être balancé dans un foyer... Caméra d'or à Cannes en 1988. Ah c'e…

Le saut à la couverture (1895)

En direct du fort sympathique musée de l'Institut Lumière de Lyon. Avant que le 7ème art ne soit perverti par diverses notions de narration, il existait des court-métrages simples qui permettaient d'exprimer directement l'essentiel de l'expérience humaine, en l'occurrence le simple plaisir de sauter dans une couverture tendue par des amis complices et espiègles et... Je vais continuer la visite. xD

Ecstasy of Order: The Tetris Masters (2011)

Je sais pas pourquoi je craignais le contraire, mais c'est du même niveau de qualité que The Smash Brothers ou bien King of Kong, même si ça ne raconte pas tout à fait la même histoire. En l'occurrence la communauté Tetris est bien moins soudée que celle de Smash, et la compétition que capte le docu n'est pas non plus un affrontement de personnalités comme ça pouvait l'être dans King of Kong. Le réalisateur laisse à…

Les sentiers de la perdition (2002)

Un film-péripéties qui multiplie les facilités à tour de bras, et sans la moindre répercussion. Mendes avait amassé une poignée de statuettes avec American Beauty, et il choisit pour son film suivant de jouer l'académicien lourdingue avec un scénario rempli de coïncidences cosmiques ? Quelle pitié. "The linking of water with death... speaks of the mutability of water and links it to the uncontrollability of fate.…

L'été sans fin (1966)

Il y a cinquante ans, deux golden boys américains décident de casser la tirelire et partent faire le tour du monde à la recherche de la vague parfaite. Évacuons ça d'emblée : ils auraient mieux fait d'écouter un peu plus Martin Luther King avant de bourlinguer, parce que leur passage au Ghana est craignos de racisme et de paternalisme colonialiste. L'esprit magnanime que je suis leur accorde un passe-droit, parce qu…

Reflets dans un oeil d'or (1967)

Dans la banlieue d'une caserne militaire : un homo refoulé, un voyeur, une greluche aguicheuse, une neurasthénique... Beaucoup de foin pour montrer avec insistance que le monde est fait de névrosés et que les apparences sont trompeuses. Un peu comme pour The Misfits, John Huston se prélasse à montrer des détraqués et se la joue intello alors que son propos est assez bateau. C'est pas méchant mais ça n'apporte rien (…

La ligne rouge (1998)

Un des derniers grands films de guerre que je ne connaissais pas ; manquement réparé à l'occasion de la splendide réédition actuelle. Terrence Malick ne m'a pas toujours convaincu, que ce soit pour sa Balade Sauvage misanthrope ou son Knight of Cups maquillé de symboliques comme un camion volé. Mais The Thin Red Line, c'est à peu près parfait. Il y a quand même du mérite à parvenir à m'accrocher à mon siège penda…

Toni Erdmann (2016)

Je suis parti au bout de 1h30. Je me sentais tenu en otage par la narration. Les scènes se succèdent et se ressemblent, la fille se montre terriblement odieuse, le père essaye de lui arracher des sourires. C'est épuisant. Un peu drôle, un poil forcé, essentiellement juste, mais éreintant. Rien ne justifiait cette durée gargantuesque. La question est alors de savoir si ce qui est juste mérite qu'on y assiste. D…

Lifeboat (1944)

A la suite d'un bombardement, une petite dizaine de naufragés, étrangers l'un a l'autre, se retrouvent dans un canot de survie. La dynamique entre les personnages est plutôt bien écrite, sans pour autant être mémorable. Pas beaucoup d'éclats sur la mise en scène non plus : on retient la scène de la tempête, qui fait bien le boulot, et puis une séquence étrange où deux acteurs sont placés de telle sorte que Hitchcock…

Irma Vep (1996)

Olivier Assayas filme la production fictive d'un remake d'une série à mystères des années 1910. Contrairement à ce que je craignais, on n'est pas dans le gros délire méta inutile, la trame est tout à fait limpide. Contrairement à ce que je craignais (mais moins), ce n'est pas non plus un prequel de Sils Maria. En effet, même si Maggie Cheung se retrouve paumée à Paris et entourée d'étrangers aux mœurs bizarres, le s…

Elektro Mathematrix (2016)

Dans la série "...mais qu'est-ce que je regarde ?". Je cherchais à fuir l'ambiance infernale de mon appartement en me réfugiant dans une salle de ciné climatisée, oui c'est cliché. Pour ce qui est du film, c'est gentil mais un peu frustrant sur la fin. Evidemment, que ceux qui cherchent une narration ou des intrigues passent leur chemin. D'ailleurs les quelques lignes prononcées par le premier prof ont été retouc…

Lovely Bones (2009)

Non, non, non, ça va pas être possible. Il en faut pas mal pour tuer ma curiosité mais Peter Jackson m'a donné envie d'arrêter au bout d'un quart d'heure. J'avais même pas fini mon apéro quoi. C'est lourd, dégoulinant, sans la moindre subtilité. Les plans lumineux sur la petite fille aux yeux azurs, la petite musique au piano inquiétante, le méchant pédophile filmé dans l'ombre et qui rit sous cape... Blergh. J'a…

Electric Boogaloo (2014)

Dans les années 80, un duo israélien débarque à Hollywood et prend d'assaut l'industrie de la série B. Le docu démarre sur les chapeaux de roues, ce qui colle très bien au sujet. On parle de Chuck Norris, de Van Damme, et surtout d'un tas de films qui n'avaient pas besoin de belles têtes d'affiche pour éponger leur modeste budget. Du gore guignolesque, de l'actioner au ras des pâqueretteses ou de la sexploitation ro…

La servante (1970)

La Servante est vendue comme une des racines du thriller psychologique coréen. La catégorisation tient la route, mais le scénario était trop approximatif pour que je réussisse à accrocher. Il y a trois filles qui gravitent autour d'un père de famille, et on ne comprend jamais très bien qui veut quoi. Les personnages agissent vaguement comme des girouettes, et s'échangent des répliques régulièrement trop sentencieuse…

Gates of Heaven (1978)

Protip : ne pas confondre avec Heaven's Gate. RIP Michael Cimino. Assez rapidement, j'ai eu la sensation d'avoir déjà vu ce docu quelque part. Les personnages qui se détachent bizarrement des décors, les dialogues évasifs, les intonations manipulées, le montage espiègle... Mais oui, bien sûr : les premiers films de Werner Herzog, dont certains « documentaires » tels que Dernières paroles et Fata Morgana, qui sont…