Tuca & Bertie (2019)

C'était bien, dans l'air du temps.

Kill la Kill (2013)

Plaisir coupable, pas trop dur à assumer vu son enthousiasme.

Treme (2010)

Treme renoue avec la précision ethnologique de The Wire, mais en laissant au placard sa noirceur téléphonée. L'équilibre entre musique, feuilleton choral et commentaire social était parfaitement exécuté. Quatre saisons de défis et de vie. So long.

The Tatami Galaxy (2010)

Le discret génie.

Pose (2018)

Le déroulé de chaque épisode est cousu de fil blanc, mais qu'importe : voilà des femmes trans écrites et interprétées pour ce qu'elles sont, et non pour flatter des cis en mal de sensations (cf. Girl et tant d'autres films). C'est émouvant et libérateur.

Shin sekai yori (2012)

Inégal, mais l'épisode 10 brille fort.

Ghost in the Shell: Stand Alone Complex (2002)

La série, du moins dans sa première saison, est loin d'être à la hauteur du film de Mamoru Oshii. Les épisodes indépendants, qui la composent pour moitié, ont des enjeux narratifs faibles, et ne contribuent que rarement à étoffer l'univers. Les autres épisodes entretiennent un rythme plus intéressant à suivre, mais qu'on ne s'y trompe pas : l'enquête policière qui leur donne leur cohérence ne développe que très peu …

Horace and Pete (2016)

Bien que les frasques affligeantes de Louis C.K. n'avaient pas encore pesé sur sa réputation, Horace and Pete se déployait déjà dans une ambiance étouffée, crépusculaire. Moins expérimentale que Louie, mais aussi plus intime, la série aborde un certain nombre de problèmes sociaux. Ni critiques, ni emphatiques, les scènes n'ont rien de pontifiant, mais s'enchaînent sans motivation d'ensemble. La structure et l'authen…

Atlanta (2016)

À ma connaissance, aucune autre série ne met aussi bien en scène les privilèges qui imprègnent la société occidentale. Le revers (assumé) de cette maîtrise, c'est que j'étais pressée d'arriver à la fin de chaque épisode tellement l'ambiance, quel que soit le registre adopté, y est constamment angoissante.

Nichijō (2011)

Nichijō raconte un quotidien éhontément comique, tendre, plaisant. Et pourtant, dans son refus de l'intrigue feuilletonesque, dans sa foi en les sketchs arbitraires, elle sonne plus authentique et vivante que d'innombrables autres séries.

Twin Peaks (1990)

I'm fine with Lynch+Frost not giving people what they want, even mocking nostalgia. But what are they giving people, exactly? Could that even be vaguely defined? Apart from episodes 3 and 8, which built a stellar sense of mystery and unease (with episode 8 basically being the evil twin of The Tree of Life), on the whole season 3 felt as much vacuous to me as most of the original series. The mythology is so arbitr…

BoJack Horseman (2014)

Pendant les deux premières saisons, la coqueluche animée de Netflix me rappelait incessamment Mad Men, retravaillée pour un plus large public sur la base d'un humour rythmé et raisonnablement acide. Ça se regarde très bien, mais ça tenait un peu de la redite, qui plus est affaiblie par le constant second degré qui empêche les éléments dramatiques de remuer en profondeur. Et puis, pour les deux saisons suivantes, …

Kaiba (2008)

Sur le moment, Kaiba est souvent émouvante. Malheureusement, lorsque l'intrigue de fond, plutôt classique, prend le relais des questions de conscience après quelques épisodes, l'anime semble rompre ses promesses et se condamne à être moins marquant qu'attendu...

Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire (2017)

Sentiments partagés par rapport à cette nouvelle adaptation d'une saga à laquelle je dois beaucoup. Malgré des efforts remarquables pour enrichir le tome 1 dans ses deux premiers épisodes, Netflix rejoint de plus en plus le ton du film de 2004 pour les tomes 2 et 3, jusqu'à un sixième épisode cabotin, sans émotion ni intensité, qui m'a franchement agacé. Heureusement la saison se termine de façon plus équilibrée ave…

Le juste prix (1987)

tl;dr La note contraint le débat autant que le langage contraint la pensée. Alors je me débrouille avec un profil SC sans notes (en limitant les efforts). Ah, et à la fin du texte je me rapproche du sens de la vie. Prélude En terminale puis en prépa, je ne complétais que rarement mes dissertations de philosophie. La matière me passionnait, pourtant écrire relevait de la bataille. J'avais l'habitude …

Samurai Champloo (2004)

Ci-dessous, un brouillon malpropre d'abord adressé à ceux qui se sentent seuls de ne pas comprendre la popularité de Samurai Champloo. Avant toute chose, laissez-moi rappeler que j'avais beaucoup d'estime pour Watanabe, du fait de son implication dans Cowboy Bebop... Au dos de la jaquette : « Hip-hop, samouraïs et tournesol. Une aventure déjantée qui tranche avec le passé ! » C'est aussi ce que je retrouve en sur…

Game of Thrones (2011)

Comme je n'ai pas l'impression d'avoir retrouvé mon avis ailleurs sur SC, je me permets de poster le torchon ci-dessous. J'espère que vous saurez excuser la paresse d'écriture dont il témoigne. Partant d'une première saison de qualité uniforme quoique passable, mon appréciation de GoT s'est faite de plus en plus en dents de scie. Au pire, la série est hâbleuse, artificielle, thématiquement creuse ; au mieux, cert…

Sur écoute (2002)

Il s'agit donc de mettre moins de 9 à The Wire en essayant de ne pas passer pour un blaireau, sachant que la série est à l'origine d'un consensus critique qu'aucun film n'a su susciter en plus d'un siècle de cinéma. Partir dans une telle direction, c'est s'exposer d'emblée aux soupçons de bêtise (au mieux) et de malhonnêteté (au pire). J'espère que les paragraphes qui suivent dissiperont ces vapeurs délétères. Th…

Dedans AlloCiné (2012)

ou : Une enquête sensationnelle au cœur des rouages des entrailles du pouvoir. Ce texte devait à l'origine figurer dans l'article Desperado de ma liste Cinémas parisiens, mais l'ampleur du scandale que j'ai découvert m'a poussé à publier mon rapport sous forme d'une critique autonome. Si donc vous souhaitez lire une courte introduction, assez dispensable, c'est par là. Par ailleurs, afin d'éviter de briser le mod…

Bleak House (2005)

Bleak House est littéralement irregardable, et donc absolument irrécupérable. IMHO. C'est bien l'unique série que je me permette de juger sans en avoir vu une saison complète. En l'occurrence, dans la plus pure tradition anglaise, Bleak House est une mini-série pour laquelle une « saison » correspond à l'intégrale, mais qu'importe : je n'ai pas pu dépasser la première dizaine de minutes. Je suppose qu'on peut par…