Le Voyage du Prince (2019)

Pas un feel-good movie mais pas un downer non plus, bittersweet mais pas nostalgique pour autant... Il manquait un mot à la langue française, alors Laguionie en a fait un film.

Marriage Story (2019)

Un Woody Allen sans humour mais avec bien plus d'émotions.

Brooklyn Affairs (2019)

Il aurait bien fallu trois protagonistes en moins pour éviter à Motherless Broolyn de s'empêtrer dans une intrigue à la fois trop alambiquée et trop décousue. Les classiques dont le scénario s'inspire s'en seraient d'ailleurs affranchi sans hésitation : de Fritz Lang à Billy Wilder, les enquêtes n'ont jamais importé que pour jouer de la confusion morale du personnage principal. Mais il n'y a ici d'intensité psycholo…

La Cordillère des songes (2019)

De façon assez incroyable, La Cordillère des songes est le deuxième film de l'année à me piéger devant les exactions du régime de Pinochet. Il partage avec Santiago, Italia le même titre métaphorico-géographique trompeur, la même affiche non représentative d'un homme face aux Andes, et la même indignation de salon contre les atteintes aux droits de l'homme (on est loin, notamment, du diptyque The Act of Killing / Th…

À couteaux tirés (2019)

On pourrait couper les cheveux en quatre, mais c'était un bon divertissement !

The Irishman (2019)

Il y a pas dix façons de le dire : le dernier Scorsese est nul. Une histoire de crime comme il savait en filmer, mais qui sent le moisi aujourd'hui, avec ses criminels sans épaisseur psychologique, des vieux mecs blancs tous clônes les uns des autres, et des conflits d'intérêt dont on se moque d'autant plus qu'on sait dès le départ que ça les mènera à leur perte. La dernière demi-heure, dont certains prétendent qu'e…

Psychomagie, un art qui guérit (2019)

Relecture appliquée de la psychanalyse, la psychomagie de Jodorowsky est censée alléger patientes et patients de leurs troubles respectifs, via des célébrations poétiques et individualisées. La mise en scène est minimaliste, et l'analyse critique est nulle : Jodo pourrait tout aussi bien être un gourou ayant ruiné des dizaines de personnes, son docu n'en laisserait rien paraître. Ceci étant, la suite de success stor…

Le monde animé de Grimault (2019)

Un peu naïf mais, par moments, plaisamment acéré.

Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie (2019)

Amusant et, par moments, plaisamment acéré.

J'ai perdu mon corps (2019)

Bof.

Le Traître (2019)

Le Traître est un maillon manquant entre Le Parrain et Gomorra, mais alors un maillon que personne n'aurait pensé à demander. Il ne se démarque ni par son côté épique essoufflé, ni par ses transgressions trop sages. Dommage que la mise en scène n'ait pas choisi son camp ; elle laisse sur les bras un film bien écrit et bien joué, mais dont je reste gênée de ne pas pouvoir extraire une identité.

Les enfants d'Isadora (2019)

Il y a cette idée fondamentale que chaque geste renferme une beauté impondérable, qu'il soit chiffré sur papier, rejoué cent ans plus tard, ou enregistré avec un smartphone sur la plage. Damien Manivel, l'air de rien, poursuit la même grâce transcendante que Miguel Gomes dans Les mille et une nuits, ou Bruno Dumont dans Jeannette. Et il la frôle d'ailleurs de plus près que le père Dumont, car sa mise en scène se pré…

Le Roi (2019)

Netflix, producteur de contenu web, accouche toujours régulièrement de films que personne n'a demandé, mais qui trouveront leur public par la force de la promotion.

Voyage à Yoshino (2018)

Kawase s'abstrait des mots pour exprimer son animisme. Deux soucis cependant : l'exaltation des dialogues qui restent est plus embarrassante qu'autre chose, et la photographie qui mélange drones, macro, brume, surexposition... peine à trouver sa voix.

Joker (2019)

Puissant et dangereux. L'adaptation se moque de la mythologie Batman : tant mieux.

The Forest of Love (2019)

Tant d'excitation pour rien. Ugh.

Bacurau (2019)

Comme si Peckinpah avait cherché à adapter Gabriel García Márquez, avec quelques pincées d'anticipation. L'hybridation est originale, mais ne convainc qu'à moitié.

Atlantique (2019)

J'attendais un film du Sénégal, mais c'est juste un film français tourné au Sénégal, avec des bouts de Weerasethakul pour faire bon ton. Le mélodrame est plat, et l'accompagnement musical ne colle pas. Franchement décevant.

Ne croyez surtout pas que je hurle (2019)

Un alsacien circonstanciel sublime sa dépression en film, avec un montage-collage cinévore qui passerait pour suranné s'il n'évoquait pas l'iconographie instantanée, l'éclectisme erratique et l'immobilisme furieux d'un twittos anarcho-communiste.

Portrait de la jeune fille en feu (2019)

L'amour fait film, et au féminin je veux.