Bacurau (2019)

Comme si Peckinpah avait cherché à adapter Gabriel García Márquez, avec quelques pincées d'anticipation. L'hybridation est originale, mais ne convainc qu'à moitié.

Atlantique (2019)

J'attendais un film du Sénégal, mais c'est juste un film français tourné au Sénégal, avec des bouts de Weerasethakul pour faire bon ton. Le mélodrame est plat, et l'accompagnement musical ne colle pas. Franchement décevant.

Ne croyez surtout pas que je hurle (2019)

Un alsacien circonstanciel sublime sa dépression en film, avec un montage-collage cinévore qui passerait pour suranné s'il n'évoquait pas l'iconographie instantanée, l'éclectisme erratique et l'immobilisme furieux d'un twittos anarcho-communiste.

Portrait de la jeune fille en feu (2019)

L'amour fait film, et au féminin je veux.

Ad Astra (2019)

James Gray adapte le monomythe avec une rigueur qui touche parfois à l'autodérision. À mi-chemin entre les méandres de High Life et les tribulations d'Interstellar, son scénario aborde la dépression avec un objectif maximaliste, et conclut radicalement (quoique dans un vide abstrait) en faveur de la vie.

Jeanne (2019)

J'ai cru que j'en penserais autre chose que Jeannette, et j'avais tort.

Fantasia (1940)

Quand on a du mal à mettre soi-même des images sur la musique, c'est plutôt enchanteur.

Evil Dead 2 (1987)

La bêtise de ce film est si accomplie et en même temps si innocente, tout comme la cinématographie est à la fois recherchée et vulgaire. Le résultat est donc (?) drôle.

Roubaix, une lumière (2019)

Sur tous les plans, c'est le grand écart entre polar et naturalisme. Le chef de police est une figure paternelle omnipotente et rassurante, mais on le voit aussi déléguer les missions, distribuer les dossiers, nourrir ses chats. Son jeune lieutenant est à la source d'une voix-off emblématique des films noirs, mais ses confessions révèlent une candeur et une foi désarmantes d'authenticité. Les effets de style photogr…

Les Gouffres (2014)

this is a low-flying panic attack

The Mountain : une odyssée américaine (2019)

Magnifique photographie 4:3, pour un scénario trouble, qui s'attaque à l'hégémonie masculine, blanche et valide, qui se trouvait à son plus fort dans l'après-guerre. Et puis, performance phénoménale de Denis Lavant, qui continue de surprendre.

So Long, My Son (2019)

Un copycat de Jia Zhangke, d'honnête facture, presque touchante.

Capital Retour (2019)

Forme d'avant-garde pour recherche sociale et individuelle.

Spider-Man: New Generation (2018)

Une excellente recherche graphique.

Promare (2019)

Une excellente recherche graphique.

Les trois visages de la peur (1963)

J'ai plutôt dormi...

Topaze (1951)

Les comédien·ne·s surjouent et c'est un plaisir. La mise en scène de Pagnol n'est pas forcément remarquable, mais son écriture est piquante, et le message franchement immoral du film agit comme une bouffée d'air frais.

Le Pont des Arts (2004)

Bresson n'a jamais rien eu à dire, ce n'est pas dans les années 2000 que ça va changer.

Parasite (2019)

Le dernier Bong Joon-ho tient plus de la farandole hitchcockienne que du brûlot social. Sa gentille satire des classes écorche encore moins que The Square, et ridiculiser la richesse sans en montrer la violence symbolique est une impasse. Il n'y a même pas d'ironie dans la reconnaissance critique attribuée unanimement par le jury du royaume du glamour : à ce niveau, il s'agit plutôt d'une mascarade en bande organisé…

Inside the Void (2017)

L'histoire, minimaliste, fournit finalement un squelette solide à cette balade saturée.