An Elephant Sitting Still (2019)

La conscience est maudite par sa contingence ; d'aucuns trouvèrent la farce trop cruelle.

Bienvenue à Marwen (2019)

Welcome to Marwen has a magical recipe against PTSD! 1. Throw away pills 2. Confront aggressor 3. Stop Being Afraid™ Ugh.

Asako I & II (2019)

L'amour passionnel et l'amour domestique : symbiose ou parasitisme ? Hamaguchi formule le problème avec un scénario à la fois dense et immédiat. Sa mise en scène, oscillant entre naturalisme et impressionnisme, n'est pas moins acrobatique. Et derrière nos visages se révèlent des océans vertigineux.

Le président (2010)

Rejoignez, le temps d'un film, le club des vieux mecs blancs et riches ! Un monde fabuleux où l'on peut prétendre incarner le renouvellement après 40 ans de mandats publics, et où l'autorité prévaut sans complexe sur les idées. Aux abois, les médias cherchent l'homme fort providentiel, et les directeurs de campagne s'empressent de remaquiller le grand Frêche pour le rôle, tout en grimaçant à chaque dérapage qui éven…

Orgueil et Préjugés (1813)

Abandonné au second tiers.

La Route sauvage (2018)

Andrew Haigh affirme son talent de metteur en scène sur un scénario plus solide que le précédent 45 ans. Sans grossir le trait, il montre l'impact d'une éducation difficile et des codes masculins sur un adolescent qui n'avait jamais eu à demander de l'aide.

Shirkers (2018)

Entre Jodorowsky's Dune et À la recherche de Vivian Maier.

Ultra Pulpe (2018)

Bis repetita Les garçons sauvages. Las.

La Ballade de Buster Scruggs (2018)

Écriture svelte et mélancolique, plans larges subjuguants, montage acrobate : à l'exception d'une poignée d'effets numériques plastiques, tout s'assemble entre les mains des magiciens Coen pour la revitalisation inespérée d'un genre classique.

A Brighter Summer Day (1991)

Une fresque sociale aussi ample et sinueuse que Yi Yi.

Zama (2018)

Un calvaire fiévreux, qu'on pourrait comparer à Signes de vie ou bien Shotgun Stories pour sa représentation d'un désemparement oisif, mais qui trace en définitive sa propre voie singulière et mystérieuse. La lassitude et la complaisance se déchirent l'être social.

Messiah of Evil (1973)

Vertige passager et zombies consommateurs, comme un Romero éthéré.

On revient de loin (2016)

Oscillant entre la revue de presse et le recueil d'interviews, Les ânes ont soif s’inscrivait dans la filmographie de Pierre Carles sans faire trop de vagues. La seconde partie du diptyque consacré à Rafael Correa, par contre, déjoue allègrement les attentes : avec l’appui décisif de Nina Faure, le portrait politique du président et de son administration se déroule désormais sur place, en Équateur. Le documentaire a…

Grass (2018)

HSS reste sur le fil entre répétition et renouveau (ce qui devrait être une répétition en soi, mais précisément surprend à chaque épisode supplémentaire).

Ai Weiwei: Never Sorry (2012)

Un documentaire didactique sur l'artiste dissident et sa médiatisation indépendante.

Les démons à ma porte (2000)

Une comédie noire menée tambour battant, cruellement recadrée par l'Histoire. La frontière c'est le langage, l'ennemi c'est l'inconnu, la colère c'est la peur.

Kairo (2012)

Environmental storytelling with a disagreeable environment, a dull story, and obfuscated telling. No bulky bombastic architecture nor grainy colors could save it. Useless collectibles made it even more tedious. The coffee-drinking dinosaur serving as a secret ending is rather telling about the arbitrariness of it all. Really unfortunate.

Les ânes ont soif (2015)

Les ânes ont soif, premier volet du diptyque Opération Correa consacré au président de l'Équateur de 2007 à 2017, ne déroge pas à la formule critique que Pierre Carles privilégie depuis Pas vu, pas pris : nous n'y reviendrons pas. Tout juste pourrait-on noter une certaine mauvaise foi quant à la dénonciation d'une prétendue censure française du projet de l'administration Correa, ancré à gauche, alors que les sujets …

Au poste (2018)

Dupieux s'amuse des conventions narratives ; rôdé à l'exercice, il évite avec fluidité les occasionnelles lourdeurs de ses précédents films. La comédie est moderne et tranquille.

L'île aux chiens (2018)

Vient un moment où l'excellence de l'animation ne peut plus excuser le sexisme silencieux, le recours au white savior, les parallèles oisifs avec la Shoah, et plus généralement, l'indolence suprême du scénario.