Les trois visages de la peur (1963)

J'ai plutôt dormi...

La mala hora (1962)

J'ai mis deux semaines à lire les quinze dernières pages, c'est dire mon état affairé, mais aussi la structure trop diffuse de ce premier roman, qui préfigure Cent ans de solitude.

Topaze (1951)

Les comédien·ne·s surjouent et c'est un plaisir. La mise en scène de Pagnol n'est pas forcément remarquable, mais son écriture est piquante, et le message franchement immoral du film agit comme une bouffée d'air frais.

Le Pont des Arts (2004)

Bresson n'a jamais rien eu à dire, ce n'est pas dans les années 2000 que ça va changer.

Parasite (2019)

Le dernier Bong Joon-ho tient plus de la farandole hitchcockienne que du brûlot social. Sa gentille satire des classes écorche encore moins que The Square, et ridiculiser la richesse sans en montrer la violence symbolique est une impasse. Il n'y a même pas d'ironie dans la reconnaissance critique attribuée unanimement par le jury du royaume du glamour : à ce niveau, il s'agit plutôt d'une mascarade en bande organisé…

t- e ni hтm-are of·`a c ty (2016)

Horrible et merveilleux et horrible. Et merveilleux.

Choke (2018)

Le ton narquois et menaçant de la narration contraste avec les textes placardés aux murs, collés aux décors. La personne qui joue est simultanément rejetée et retenue. Plus encore que le couloir sans fin, c'est cette tension claustrophobique qui fait l'âme du jeu.

Ramble (2018)

Les décors, inspirés de la peinture à l'aquarelle, sont malheureusement assez illisibles.

September 1999 (2018)

L'effet found footage est tellement déstabilisant et prenant ; qu'il n'ait pas encore fait irruption dans les grosses franchises horrifiques montre bien l'apport créatif essentiel des développeurs indépendants.

PIXEL ISLANDS (2018)

Le walking simulator en 64*36 pixels que personne, et surtout pas mes yeux, ne demandait.

Inside the Void (2017)

L'histoire, minimaliste, fournit finalement un squelette solide à cette balade saturée.

Exit 19 (2016)

Exploration désolée dans un désert funeste.

a Museum of Dubious Splendors (2017)

Du détournement indien, moderne et inattendu, amusant et mystique.

The Way of Yiji (2014)

La recherche esthétique est chouette, mais les objectifs imprécis et la mobilité minimale tendent à gâcher l'expérience.

Menagerie (2015)

Pas compris comment générer les interactions. Dommage.

DISCO / DISCOMFORT (2016)

Un peu trop court pour vraiment partager le malaise des espaces trop publics ; on sent bien toutefois, par rapport aux attitudes des NPC, une aliénation qui rappelle Off-Peak et The Norwood Suite.

Myst (1993)

Vingt-cinq ans après, le plaisir des puzzles reste intact. La 3D pré-calculée affecte à peine mon appréciation, ce qui revient à dire que les rendus en temps réel, quoique tenus pour acquis en 2019, ne sont pas indispensables au genre. La conclusion est assez anticlimactic, mais autrement le jeu a comblé mes attentes qui, au regard de sa réputation, n'étaient pas insignifiantes. C'est toujours un plaisir, en ce qui …

Yves (2019)

Moins millimétré et avant-gardiste que Gaz de France, le second long-métrage de Benoît Forgeard fait tout de même honneur à la production française. Sur le thème de l'intelligence artificielle, c'est à la comédie ce que Her était au film romantique.

Être vivant et le savoir (2019)

C'est malheureux à dire, mais le film est d'une trivialité gâteuse. On peut sans trop de risque avancer qu'il ne doit sa distribution qu'à l'accointance de Michel Seydoux.

Le Daim (2019)

Moderne et tranquille, sans doute une fois de trop.