Menagerie (2015)

Pas compris comment générer les interactions. Dommage.

DISCO / DISCOMFORT (2016)

Un peu trop court pour vraiment partager le malaise des espaces trop publics ; on sent bien toutefois, par rapport aux attitudes des NPC, une aliénation qui rappelle Off-Peak et The Norwood Suite.

Myst (1993)

Vingt-cinq ans après, le plaisir des puzzles reste intact. La 3D pré-calculée affecte à peine mon appréciation, ce qui revient à dire que les rendus en temps réel, quoique tenus pour acquis en 2019, ne sont pas indispensables au genre. La conclusion est assez anticlimactic, mais autrement le jeu a comblé mes attentes qui, au regard de sa réputation, n'étaient pas insignifiantes. C'est toujours un plaisir, en ce qui …

Yves (2019)

Moins millimétré et avant-gardiste que Gaz de France, le second long-métrage de Benoît Forgeard fait tout de même honneur à la production française. Sur le thème de l'intelligence artificielle, c'est à la comédie ce que Her était au film romantique.

Être vivant et le savoir (2019)

C'est malheureux à dire, mais le film est d'une trivialité gâteuse. On peut sans trop de risque avancer qu'il ne doit sa distribution qu'à l'accointance de Michel Seydoux.

Le Daim (2019)

Moderne et tranquille, sans doute une fois de trop.

De sang-froid (1966)

Du journalisme racé : une plume mature s'enjaille à décrire des meurtres gratuits, des cavales éperdues, et des criminels aux psychismes torturés.

Permaculture, la voie de l'autonomie (2019)

Un tour d'Asie à la rencontre de diverses techniques de permaculture, variant selon les contraintes climatiques et sociétales de chaque région. Dénué d'ambitions auteuriales, le documentaire n'en est que plus éclairant. Si la « voie » du titre reconnaît les limites actuelles de cette dynamique, je regrette toutefois que le film (certes court) ne les discute pas plus : implantation dans les pays en développement, sta…

Sibyl (2019)

C'était bien comme Victoria, et c'est déjà pas mal.

Douleur et gloire (2019)

C'était ce que Julieta peinait à concrétiser, et c'est déjà beaucoup. L'affiche de Huit et demi dans un coin en dit pas mal.

La Cité des permutants (1994)

Transhumanisme et hard SF, un programme toujours à mon goût, même si l'écriture de Greg Egan était moins digeste que pour son recueil de nouvelles Axiomatic.

Treme (2010)

Treme renoue avec la précision ethnologique de The Wire, mais en laissant au placard sa noirceur téléphonée. L'équilibre entre musique, feuilleton choral et commentaire social était parfaitement exécuté. Quatre saisons de défis et de vie. So long.

John Wick Parabellum (2019)

Bien qu'il ne sombre jamais, le film s'essouffle au-delà de la première demi-heure, tant au niveau des chorégraphies que de la cinématographie ou de l'écriture. Les personnages finissent d'ailleurs peu ou prou là où ils se trouvaient en début d'épisode. La suite, déjà annoncée, devra faire des efforts pour ne pas s'enfermer dans une formule.

The Dead Don't Die (2019)

Une liste de stars bankables et inutiles, un genre à la mode recyclé sans contribution, un message grossier et réac, de l'humour anémique, des slowmos immondes... C'est un petit choc de voir Jarmusch, jusque là une valeur sûre, signer un désastre complet.

Avengers: Endgame (2019)

Même hypocrite sur les bords, la ronflante machine à sous d'Hollywood est toujours plus progressiste que le directeur du festival de Cannes...

Les Oiseaux de passage (2019)

Le poids des traditions Wayuu permet au film de se démarquer des histoires de pègre classiques, mais je regrette quand même le mystère des deux précédents films de Guerra.

Des trous dans la tête ! (2006)

J'aurai la même critique que pour The Saddest Music in the World : la dispositif expérimental s'essouffle rapidement, ce qui retranche le film dans une histoire sans grand intérêt. Il faut reconnaître cependant les efforts de Maddin pour défendre une alternative fantasmagorique au photoréalisme qui domine l'industrie.

Inland Sea (2018)

La méthode de Kazuhiro Soda n'est pas infaillible : Inland Sea, zigzaguant entre le reportage Thalassa et le commérage provincial, peine à retrouver l'équilibre de Peace.

Peace (2010)

La mise en scène, dépouillée, trace une ode à la vie débarrassée de tribulations intérieures.

L'esprit des lieux (2019)

Expert en captation de sons naturels, Marc Namblard est aussi père, mari, frère, fils. Le documentaire trouve l'équilibre idéal pour raconter à la fois sa passion, son travail, et sa vie familiale. Le travail sur le son est exceptionnel, et l'image n'est pas en reste ; il me reste à résoudre la frustration de ne pas répondre avec autant de dignité aux appels de la nature.