Douleur et gloire (2019)

C'était ce que Julieta peinait à concrétiser, et c'est déjà beaucoup.

Sibyl (2019)

C'était bien comme Victoria, et c'est déjà pas mal.

La Cité des permutants (1994)

Transhumanisme et hard SF, un programme toujours à mon goût, même si l'écriture de Greg Egan était moins digeste que pour son recueil de nouvelles Axiomatic.

Treme (2010)

Treme renoue avec la précision ethnologique de The Wire, mais en laissant au placard sa noirceur téléphonée. L'équilibre entre musique, feuilleton choral et commentaire social était parfaitement exécuté. Quatre saisons de défis et de vie. So long.

John Wick Parabellum (2019)

Bien qu'il ne sombre jamais, le film s'essouffle au-delà de la première demi-heure, tant au niveau des chorégraphies que de la cinématographie ou de l'écriture. Les personnages finissent d'ailleurs peu ou prou là où ils se trouvaient en début d'épisode. La suite, déjà annoncée, devra faire des efforts pour ne pas s'enfermer dans une formule.

The Dead Don't Die (2019)

Une liste de stars bankables et inutiles, un genre à la mode recyclé sans contribution, un message grossier et réac, de l'humour anémique, des slowmos immondes... C'est un petit choc de voir Jarmusch, jusque là une valeur sûre, signer un désastre complet.

Avengers: Endgame (2019)

Même hypocrite sur les bords, la ronflante machine à sous d'Hollywood est toujours plus progressiste que le directeur du festival de Cannes...

Les Oiseaux de passage (2019)

Le poids des traditions Wayuu permet au film de se démarquer des histoires de pègre classiques, mais je regrette quand même le mystère des deux précédents films de Guerra.

Des trous dans la tête ! (2006)

J'aurai la même critique que pour The Saddest Music in the World : la dispositif expérimental s'essouffle rapidement, ce qui retranche le film dans une histoire sans grand intérêt. Il faut reconnaître cependant les efforts de Maddin pour défendre une alternative fantasmagorique au photoréalisme qui domine l'industrie.

Inland Sea (2018)

La méthode de Kazuhiro Soda n'est pas infaillible : Inland Sea, zigzaguant entre le reportage Thalassa et le commérage provincial, peine à retrouver l'équilibre de Peace.

Peace (2010)

La mise en scène, dépouillée, trace une ode à la vie débarrassée de tribulations intérieures.

L'esprit des lieux (2019)

Expert en captation de sons naturels, Marc Namblard est aussi père, mari, frère, fils. Le documentaire trouve l'équilibre idéal pour raconter à la fois sa passion, son travail, et sa vie familiale. Le travail sur le son est exceptionnel, et l'image n'est pas en reste ; il me reste à résoudre la frustration de ne pas répondre avec autant de dignité aux appels de la nature.

Az ember tragédiája (2011)

Vingt-trois ans de production, une quinzaine de segments, autant de techniques d'animation... Faut-il imputer à cette gestation lointaine l'écroulement radical du film sous le poids de dialogues pompeux et surannés ? Et sa lecture de l'Histoire désespérément judéo-chrétienne, blanche et masculine (et libidineuse) ? La gêne concurrençait l'ennui.

Santiago, Italia (2019)

Le documentaire n'a pas répondu aux attentes que son affiche avaient suscitées chez moi. Le titre, déjà, est largement trompeur. L'essentiel du film retrace l'historique (ou refait le procès) du coup d'État contre Allende, et l'intervention de l'ambassade italienne n'est relatée que sur le tard. Les témoignages des réfugiés, peu au fait des tensions politiques et internationales qui ont pu se nouer, m'ont laissée…

La ballade du petit soldat (1984)

Atterré par l'enrôlement d'enfants soldats, Herzog refuse (autant que faire se peut) d'en tirer un film d'auteur. Il suffit de la ballade éponyme, placée en introduction, pour révéler l'ingénuité captive derrière l'arme et l'uniforme d'un jeune garçon.

Jacquot de Nantes (1991)

Des adieux touchants.

The Love Witch (2016)

Un exercice rétro, toujours plus fidèle aux 60s que les productions actuelles aux 80s.

Memories of Matsuko (2006)

Cendrillon, pour ses 30 ans...

Crypt of the NecroDancer (2015)

Banging your head against a wall, in rhythm, for 2 months.

Mrs Dalloway (1925)

Stream of consciousness storytelling. L'anxiété en roue libre sur les pages.